Bréhat - Le soir et coucher de soleil (35.panorama)

Dimanche 26 mai 2013 – Bonne fête maman !

Bonne fête parent 1

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne fête à toutes les mamans que je connais, que j’embrasse et à qui j’adresse ce petit mot… 

… avec une pointe d’humour parce que, peut-être, c’est la dernière fois !!!!  On ne sait jamais !!!! 

… A quand la fête du parent 1, 2, 3… !!!

 

Bonne fête parent 2.3

La Lorelei

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph Mallord William Turner – La Lorelei

Tempête.5.panorama

 

 

Carton rouge

 

 

 

La Lorelei

La Lorelei ?

Monsieur l’éditorialiste « anonyme » du Monde[1], vous connaissez sûrement ce personnage de la mythologie germanique qui a inspiré tant d’artistes, des écrivains comme Heinrich Heine, des peintres comme William Turner. Cette nixe attirait par ses chants les navigateurs sur le Rhin, les conduisant à la perdition.

Vous avez écrit un éditorial que vous avez intitulé « Le mariage gay : l’adoption d’une réforme juste ». Et de dérouler un invraisemblable dithyrambe à la gloire du Président de Fhollandia[2] dont vous dites qu’il aura « changé son pays et laissé une trace. (…) Nul doute que la loi instaurant le mariage et le droit à l’adoption pour les couples homosexuels figurera en bonne place, à l’heure de ce bilan ».

… Quant à moi c’est à ce mythe de la Lorelei que je pense quand je regarde le bilan de la première année de son mandat : il est aux commandes et il écoute les myriades de nixes qui l’entourent dans son gouvernement et au-delà dans les lobbies de toute nature et contre nature. La suite, c’est Heinrich Heine qui nous la décrit :

“ … Den Schiffer im kleinen Schiffe

Ergreift es mit wildem Weh;

Er schaut nicht die Felsenriffe,

Er schaut nur in die Höh.

Ich glaube, die Wellen verschlingen

Am Ende Schiffer und Kahn;

Und das hat mit ihrem Singen

die Lorelei getan. ”

La Lorelei – Heinrich Heine – 1823

« … Le batelier dans sa petite barque

Est saisi d’une folle douleur,

Il ne voit plus les récifs,

Il regarde toujours en l’air.

Je crois que les vagues ont finalement

Englouti le batelier et sa barque

Et c’est la Lorelei, avec son chant fatal,

Qui aura fait tout ce mal. »

Avec cette loi inique[3] imposée par la force brutale, digne des dictatures les plus inhumaines, l’éditorialiste anonyme pense que s’est rallumé le « phare de la civilisation ».

Mais il s’effondrera comme celui d’Alexandrie.

Il pense que cette même loi a redressé un mur qui séparera définitivement, selon les Lumières dont il s’inspire, l’héritage désuet et passéiste d’une « tradition » honnie, du progressisme de la modernité.

Mais ce mur s’écroulera comme tous les murs qui ont prétendu abolir les civilisations authentiques, … après combien de désastres humains !

Sachez-le bien, monsieur l’éditorialiste anonyme, vous avez d’ores et déjà perdu !

Cette loi a réveillé beaucoup de consciences assoupies ou endormies, parfois un temps anesthésiées par les mirages de l’hédonisme libertaire.

Si vous saviez lire l’histoire, vous sauriez que c’est dans l’épreuve et dans l’adversité que les civilisations, si leurs fondements sont moralement justes, renaissent des cendres de l’incendie que les barbares, dont vous êtes les héritiers, allument sans jamais anéantir ces civilisations ni les valeurs qui les portent.

Les persécutions sanglantes des premiers siècles du christianisme, comme celles d’aujourd’hui, sournoises et idéologiques, font naître ou renaître des générations de chrétiens et de personnes qui partagent avec eux les mêmes idéaux de vraie justice, de vraie liberté et de vraie fraternité. On ne viole pas impunément les fondamentaux de la civilisation.

 

 

 


 

 

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Carton rouge

« Suffisamment de références ont transcrit cette citation exactement dans les mêmes termes et à la virgule près, pour que, sans avoir lu le livre, je sois conduit (difficilement je l’avoue !) à en croire mes yeux. 

Je me suis pincé très fort mais j’ai dû me rendre à l’évidence, je ne rêvais pas ! »

 « La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »

V. Peillon « La Révolution française n’est pas terminée » (Seuil, 2008)

On se demande s’il ne faut pas dire « Amen » ! … Sans autre commentaire !

 

 

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On nous promet un avenir uniforme… sans forme, informe !

Un avenir « uniwear » !

Qu’Antoine de Saint-Exupéry me pardonne d’avoir osé massacrer un chapitre de ce merveilleux livre qui a enchanté mon enfance comme il continue, je pense, d’enchanter celui des enfants d’aujourd’hui. Ces enfants auxquels on veut faire croire qu’ils ne sont qu’indifférenciation (quelle poésie !!) jusqu’à ce qu’ils décident par eux-mêmes ce qu’ils voudraient être … à défaut d’être ce qu’ils seraient devenus si on avait simplement laissé la nature continuer à être ce qu’elle est depuis les origines du monde !

On comprendra à la lecture ce que cette énigmatique introduction veut dire.

 

Le petit prince

(Version revue et corrigée !)

Le petit prince

Chapitre II

J’ai ainsi vécu seule, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu’à un panne dans la désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s’était cassé dans ma moteur. Et comme je n’avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, toute seule, un réparation difficile. C’était pour moi un question de vie ou de mort. J’avais à peine de l’eau à boire pour huit jours.

La première soir je me suis donc endormie sur la sable à mille milles de tout terre habité. J’étais bien plus isolée qu’une naufragée sur une radeau au milieu de l’océan. Alors vous imaginez mon surprise, au lever de la jour, quand un drôle de petit voix m’a réveillée. Il disait:

– S’il vous plaît… dessine-moi une mouton !

– Hein!

– Dessine-moi une mouton…

J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappée par le foudre. J’ai bien frotté mes yeux. J’ai bien regardé. Et j’ai vu une petite bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. Voilà la meilleure portrait que, plus tard, j’ai réussi à faire d’elle. Mais ma dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissante que la modèle. Ce n’est pas mon faute. J’avais été découragée dans mon carrière de peintre par les grands personnes, à l’âge de six ans, et je n’avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermées et les boas ouvertes.

Je regardai donc cette apparition avec des yeux toutes rondes d’étonnement. N’oubliez pas que je me trouvais à mille milles de tout région habité. Or ma petite bonhomme ne me semblait ni égarée, ni morte de fatigue, ni morte de faim, ni morte de soif, ni morte de peur. Elle n’avait en rien l’apparence d’un enfant perdu au milieu de la désert, à mille milles de tout région habité. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis:

– Mais… qu’est-ce que tu fais là ?

Et elle me répéta alors, tout doucement, comme un chose très sérieux:

– S’il vous plaît… dessine-moi une mouton…

Quand la mystère est trop impressionnante, on n’ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de toutes les endroits habitées et en danger de mort, je sortis de mon poche un feuille de papier et une stylographe. Mais je me rappelai alors que j’avais surtout étudié le géographie, l’histoire, la calcul et le grammaire et je dis à la petite bonhomme (avec un peu de mauvais humeur) que je ne savais pas dessiner. Elle me répondit:

– Ça ne fait rien. Dessine-moi une mouton.

Comme je n’avais jamais dessiné une mouton je refis, pour lui, l’une des deux seules dessins dont j’étais capable. Celui de la boa fermée. Et je fus stupéfaite d’entendre la petite bonhomme me répondre:

– Non! Non! Je ne veux pas d’une éléphant dans une boa. Une boa c’est très dangereux, et une éléphant c’est très encombrante. Chez moi c’est tout petit. J’ai besoin d’une mouton. Dessine-moi une mouton.

Alors j’ai dessiné.

Elle regarda attentivement, puis:

– Non! Celle-là est déjà très malade. Fais-en une autre.

Je dessinai:

Mon amie sourit gentiment, avec indulgence:

– Tu vois bien… ce n’est pas une mouton, c’est une bélier. Elle a des cornes…

Je refis donc encore ma dessin:

Mais elle fut refusée, comme les précédentes:

– Celle-là est trop vieille. Je veux une mouton qui vive longtemps.

Alors, faute de patience, comme j’avais hâte de commencer la démontage de ma moteur, je griffonnai ce dessin-ci.

Et je lançai:

– Ça c’est le caisse. La mouton que tu veux est dedans.

Mais je fus bien surpris de voir s’illuminer la visage de ma jeune juge:

– C’est tout à fait comme ça que je la voulais ! Crois-tu qu’il faille beaucoup d’herbe à cette mouton ?

– Pourquoi ?

– Parce que chez moi c’est tout petit…

– Ça suffira sûrement. Je t’ai donné une toute petite mouton.

Elle pencha la tête vers la dessin:

– Pas si petite que ça… Tiens ! Elle s’est endormie…

Et c’est ainsi que je fis le connaissance de la petite prince.

Le petit prince.2

 

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3 mai 2013

A la Maison Saint Marthe où tous les jours le Pape célèbre la Messe pour les employés du Vatican, l’ambiance fut ce jour-là teintée de vives couleurs grâce à la présence des gardes suisses.

« Quand l’Eglise perd le courage, elle entre dans un climat de tiédeur. Les tièdes, les chrétiens tièdes, sans courage … causent un grand dommage à l’Eglise. Parce que la tiédeur t’enferme en toi-même, et alors commencent les problèmes entre nous, l’horizon est bouché. Et manque le courage, le courage de la prière adressée au Ciel et le courage pour annoncer l’Evangile[1] »

Le Pape François[2]

Le pape François et Benoît XVI.2

 

 

Et d’autres références d’actualité

 

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Carton rouge

 

 

 

 

 

 

 

Et en plus !

 

 

 

 

 

Ce visage ravagé ..Et maintenant qu’il a son hochet … !!!

Quoi d’autre ?

« …, il a chéri la gloire, il veut maintenant le pouvoir, il vend ses toiles pour avoir des armures, des meubles de la Renaissance et de Louis XV. Convenez que ses hochets sont de grandes choses ? »

Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844

… Et à venir dans la corbeille de noces … http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=10652#.UXwAs5BWOTI.twitter

Iceberg.2.2

Iceberg.4.2 Iceberg.3.2

La partie immergée de l’horreur est encore à venir !

Une nouvelle rubrique !

Comme il est difficile d’être à la fois au four et au moulin j’ai ouvert une rubrique « Billet d’humeur – Le temps du jour ».

Ce blog est toujours en cale de construction avant le lancement en haute mer qui ne saurait tarder.

« Quand tu veux construire un bateau, ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail, mais réveille au sein des hommes le désir de la mer grande et belle. »

Antoine de Saint-Exupéry

Aussi ai-je décidé d’ouvrir cette nouvelle rubrique pour me permettre de ne pas laisser le livre ouvert sur une page blanche trop longtemps.

J’ai donné à cette rubrique ce titre « Billets – Le temps du jour » pour signifier que ce seront des brèves, peut-être pas quotidiennes mais aussi fréquentes que possible, des réflexions sur l’actualité, des réactions à l’actualité.

Ces billets s’inscrivent dans l’ambiance générale que j’ai déjà esquissée dans l’introduction : ce lieu d’écriture qui ne cache pas ses convictions.

Pour ce qui est du sous-titre « Le temps du jour » il fait référence au climat sous lequel  est écrit le billet. Comme en météo marine j’ai opté pour trois niveaux ou force selon l’échelle de Beaufort[1] pour traduire le sentiment que m’inspire l’actualité qui provoque la réflexion et la réaction.

Force 0 : Temps calme. La mer est comme un miroir. La fumée monte verticalement. Les feuilles des arbres ne témoignent aucun mouvement.

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Force 7 : Grand frais. Tous les arbres s’agitent. Grosses vagues, traînée d’écume.

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Force 11 : Violente tempête. Conditions exceptionnelles : Lames exceptionnellement hautes (les navires de petit et moyen tonnage peuvent, par instant, être perdus de vue). La mer est complètement recouverte de bancs d’écume blanche élongés dans la direction du vent. Partout, le bord de la crête des lames est soufflé et donne de la mousse. Visibilité réduite.

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… Ainsi trouvera-t-on selon l’humeur du jour des « billets Force 0 » pour les bonnes nouvelle qui réjouissent, encouragent et donnent envie d’aller au large, des « billets Force 7 » pour les nouvelles qui assombrissent l’horizon,  et des « billets Force 11 », les coups de gueule !